à ça

Je reviens de Paris. Dans un calepin, j’ai écrit quelques mots sans plus. Mes yeux accaparés par trop de beauté, partout, en lisant le dernier roman de Patrick Nicol sur un banc au jardin du Luxembourg, et par tout ce que je voyais en levant le regard. Il y a tant à dire. Tant à aimer. Les mots me reviennent depuis mon retour. Je vais m’y remettre. Bientôt. Mais tout juste avant de partir, au lendemain de mon anniversaire, j’avais écrit

à ça d’intervalle
je vous ai manqué
un samedi paresseux
vous avez sonné

à ça de Paris nue
sur le matelas en étoile
sans brise
à ça de jouir
je suis sortie

sans vous
la canicule est un crime
à ça de votre bouche

Je ne l’avais pas publié. Le timing parfois fait le larron. Et je vous dois tout ce que vous me demandez depuis longtemps. Partir pour mieux revenir. Chose certaine, à la station Garibaldi au dernier jour, lorsque l’ami parisien m’a prise dans ses bras j’avais le coeur gros.

IMG_20150605_071628

Publicités

4 réflexions sur “à ça

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s