cerises

magritte_les_amants_1928

dans la ville envahie de vert la mer s’entend dans les arbres arqués de vent entre le béton des voix colportent
sous un ciel rouge cerise des mots épiés scrutés en bouquet s’emportent
le désir en trombe s’écrit sur des oeufs

frottements suaves sur le réseau survolté d’images la fiction a bonne mine au réveil votre queue bandée dans ma main se télécharge dans mon ventre émoi de canicule l’heure d’une escale votre langue dans ma bouche noie mes doutes sur le sofa moelleux de votre bureau mouillé de cyprine mon air soucieux vous questionne dans la fenêtre immense le soleil bombe le torse nu derrière le nuage mes seins débordent de vos mains le vent souffle fort dans la tempête nos corps lianes forniquent quand même

sur la table de la cuisine se trémoussent sans bruit
et roulent par terre des centaines de cerises rouges gorgées de néons
dans la ville amère l’amour coule vermeil

Publicités

8 réflexions sur “cerises

      • En août 2014 j’écrivais u texte appelé justement « cerise »

        Ah ces lèvres glacées,
        De l’éternelle gourmandise,
        Justifient les convoitises,
        De nos corps enlacés.

        Ah ces lèvres assoiffées
        Des saveurs exquises …
        A la ronde cerise
        Elles vont se réchauffer,

        A l’approche du baiser
        Que mon souffle anime,
        L’écho d’embruns maritimes,
        Sauvageonne apprivoisée…

        Et si tu as redouté,
        D’ouvrir le secret,
        De ta bouche nacrée,
        La langue veloutée,

        Me dit un autre langage,
        Qui n’a pas besoin d’interprète,
        Pour conter fleurette,
        Pendant que le voyage

        M’emporte, me canalise,
        Jusque dans un pays,
        Inconnu où je m’enfouis,
        A la saveur exquise.

        Des lèvres promises,
        De ta bouche boudeuse
        Gouttent, mystérieuses,
        Des perles de jus de cerise.

        J’irai boire à ta source,
        Alimenté du regard irisé,
        Fontaine des bois frisés,
        Sous le signe de la grande ourse.

        En laissant tomber nos voiles,
        Nous n’aurons plus froid
        Nous avons franchi le détroit,
        Portés par les étoiles…

        J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s